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Géographie Économie Société

1295-926X
 

 ARTICLE VOL 15/1-2 - 2013  - pp.5-9  - doi:10.3166/ges.15.5-9
TITRE
Introduction. Mutations des espaces ruraux sous l’effet des migrations : Regards croisés entre la France et le Québec

RÉSUMÉ

Dans les sociétés européennes et nord-américaines les migrations urbaines en direction des espaces ruraux ne cessent de se développer. La recherche d’un cadre de vie plus proche de la nature, le désir d’espace et de tranquillité, voire même d’implication au sein de nouveaux collectifs, le coût élevé du logement urbain, la quête d’un lieu sécurisant pour élever une famille, l’exclusion du monde du travail ou au contraire une opportunité d’emploi « à distance » sont autant d’arguments évoqués dans la littérature française et québécoise pour expliquer ce mouvement. À la faveur des innovations technologiques, la mobilité des biens et des personnes et la circulation de l’information se sont développées. L’appréhension des distances tant spatiales que psychologiques, techniques, etc., entre les campagnes et les villes paraît s’être partiellement estompée. Jusqu’au cœur des zones à faible densité, les espaces ruraux sont l’objet de dynamiques nouvelles au contenu démographique, économique, social, culturel et ces migrations ont longtemps été perçues comme une urbanisation des campagnes, déstabilisatrice des équilibres préexistants. Cette approche tient aux concepts élaborés dans les années cinquante sur la base d’une dichotomie rural-urbain reposant sur la triple opposition : tradition-modernité, paysan-citadin, soumission-domination. Depuis lors, ce paradigme n’a que très peu été remis en cause. Or, les formes de mobilité professionnelles, sociales et résidentielles actuelles sont l’objet d’un rapport spécifique à l’espace qui se traduit par de nouvelles façons d’habiter, de cohabiter, de consommer, de produire et d’appréhender le rural et ses paysages. Bref, les nouveaux modes d’existence qui se créent à la campagne ne peuvent se limiter au seul impact des évolutions urbaines sur le monde rural. En quelque sorte, la campagne se réinvente au jour le jour comme la ville, en empruntant des chemins multiples qui se croisent couramment. Pourtant, ces changements sont tout à la fois des sujets d’opposition, parfois de conflits, mais aussi des opportunités de développement territorial. Tandis que de nombreuses collectivités locales considèrent aujourd’hui l’afflux de résidents comme une chance de revitalisation de leur économie et de leur vie collective, et agissent pour aider ces implantations, d’autres paraissent plus réticentes. Pourquoi ? Par ailleurs, alors que l’intégration de migrants constitue une occasion de dynamiser certaines sociétés locales, certains d’entre eux restent en marge. Comment leur arrivée est-elle perçue par les populations plus anciennement ancrées dans les territoires ? Comment s’opère-t-elle et comment est-elle vécue par tous ? Est-il légitime, et jusqu’où, d’interpréter ce mouvement migratoire comme un facteur de changement de l’identité socioculturelle et environnementale propre à chaque territoire ? Et quelles sont, in fine, les conditions d’une intégration réussie ? Autant de questions qui interpellent à la fois la recherche, les décideurs politiques mais aussi l’ensemble des citoyens concernés. Car si les territoires ruraux échappent plus ou moins au déclin, les phénomènes et les logiques à l’œuvre ne sont pas analogues et les forces sous-jacentes à ces renaissances sociales et économiques restent encore insuffisamment connues.



AUTEUR(S)
Luc BOSSUET, Myriam SIMARD

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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